Louisette Pouliot, cette femme extraordinaire !

J'avais le goût, aujourd'hui, de vous parler de Louisette. Tous ceux qui la connaissent ne tarissent pas d'éloges à son sujet. Quelle femme extraordinaire !

Je l'ai connue au berceau... et même avant puisqu'elle est ma mère. Disons que ça part bien dans la vie. Mais en plus d'avoir Louisette comme maman, elle a été et est toujours mon amie, ma conseillère, mon modèle...

Je vous partage ici un extrait de son parcours personnel et professionnel.

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Fille de Fédora Fortier et d'Adrien Pouliot, elle a été élevée sur la rue St-Henri à Victoriaville. C'est à l'âge de 19 ans qu'elle s'est mariée à Jacques Lagacé (mon papa !). Ensemble, ils ont eu quatre enfants : Marie-Claude, moi (Christiane), Philippe et Claire.

Louisette a fait carrière dans l'enseignement au primaire. Elle était prof de deuxième année quand j'étais moi-même en deuxième. J'en étais bien fière, même si elle ne m'a jamais enseigné.

Elle a enseigné à différents niveaux du primaire et du secondaire. Elle a souvent été titulaire de classe. Elle a aussi enseigné l'anglais pendant plusieurs années. À la fin de sa carrière, elle était titulaire d'une classe de 5e année à l'école Coeur-Immaculé de Saint-Valère.

Depuis toujours, Louisette est consciente que l'éducation est une richesse incroyable. C'est probablement pour cela que nous l'avons vue travailler d'arrache-pied à sa maîtrise en éducation. Elle s'est lancée dans cette aventure alors que ma soeur Claire était encore toute petite. Marie-Claude et moi, les deux grandes, avions le mandat de l'empêcher d'aller déranger maman les samedis pendant qu'elle rédigeait son mémoire.

Mais il y avait plus pour Louisette. Le doctorat l'attirait. Et quand elle a un but, elle l'atteint généralement. Elle a obtenu son diplôme en 1998. Sa thèse portait sur les croyances au sujet du redoublement chez les enseignants de la maternelle et du primaire. Je me rappelle avoir assisté à sa collation des grades. Comme j'étais fière d'elle !

Maman est maintenant à la retraite et elle est plus active que jamais. Tout d'abord, elle et papa ont réalisé un premier rêve. Ce rêve, je les ai vus le caresser depuis mon enfance : habiter dans la Grande ville. Ils ont donc vendu leur maison de Victoriaville pour s'acheter un condo à Longueuil afin de se rapprocher de la vie trépidante à Montréal.

Il faut dire que les nombreux soupers de famille avec leurs enfants et leurs conjoints ainsi que leurs 14 petits-enfants avaient pas mal usé les planchers de cette maison. Bien non, je blague. Je crois plutôt qu'avec leur grande générosité, plus ils recevaient, plus leur maison était accueillante. Encore aujourd'hui, ils réussissent à recevoir tout ce beau monde dans leur condo. Et il est de plus en plus accueillant !

Parallèlement à ce projet, Louisette a réalisé un autre rêve en commençant à faire de l'aide humanitaire en éducation au Burkina Fasso avec la Fondation Paul Gérin-Lajoie. Trois mois à l'étranger sans son Jacques, il fallait qu'elle soit décidée.

Le bonheur de partager son expertise était certainement plus important que les sacrifices imposés. Elle est donc partie pour un second mandat au Burkina Faso puis pour un troisième, cette fois en Haïti, en 2009. Mais à chacun de ses mandats, elle avait en tête de dénicher un mandat pour son chéri afin qu'ils puissent un jour partir ensemble.

Entre temps, j'étais moi-même en train de suivre un programme de maîtrise en éducation. Et qui a accepté d'être ma directrice d'essai ? Vous avez bien deviné : maman. Je suis certaine que peu d'étudiants ont apprécié leur rédaction d'essai autant que moi. J'ai tellement aimé vivre ces rencontres professionnelles avec ma mère. J'ai connu un côté d'elle qui dépassait mes attentes. Je ne la remercierai jamais assez pour cela.

Après cette expérience, Louisette a repris ses démarches pour l'international. Et elle a réussi à obtenir un mandat en éducation pour elle combiné à un mandat en informatique pour Jacques. Ils sont donc partis pour un mandat d'un an au Cameroun en 2013. Malheureusement, la situation politique était instable alors ils ont dû revenir au Québec après trois mois.

L'année suivante, ils sont repartis ensemble pour un mandat de trois mois en Haïti.

Au moment où je vous écris ces lignes, je suis assise à la table de mes parents dans leur condo. Cette même table qui a accueilli nos nombreux soupers de famille. Mes parents ne sont pas présents car ils sont encore à l'étranger, encore une fois en Haïti. Je dois donc profiter de la Grande ville sans eux.

La semaine prochaine, maman sera de retour au Québec. Papa suivra une semaine plus tard. C'est qu'il a pris le goût de l'aide internationale, lui aussi !

J'ai très hâte de les revoir et de goûter à un autre de nos fameux souper en famille.

Merci, papa et maman, d'être des parents aussi inspirants !

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